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Les députés européens du PDE nous disent pourquoi ils ont choisi de se battre pour l'Europe

Les langues, les cultures, les différences régionales et les initiatives locales doivent être chéries car elles constituent le principal atout de l'Europe.

Présidence française du Conseil : L'Europe en marche ! Favoriser les accords de libre-échange avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande

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Soazig de la Moissonnière

Le 1er janvier, la France a pris la présidence du Conseil de l'UE, coïncidant avec la présidence allemande du G7. Ce parallèle temporel montre clairement l'importance de notre coopération dans les mois à venir. Si l'Allemagne et la France travaillent ensemble avec succès, elles peuvent poser une excellente base pour des réformes que les autres pays de l'UE soutiendront.

Comme on pouvait s'y attendre, Emmanuel Macron s'est fixé des objectifs ambitieux pour lui-même, pour son pays et pour l'Europe. La situation en Europe est difficile et il n'aura pas la tâche facile pour mettre en œuvre ses plans. Nous, le PDE au Parlement européen, soutiendrons la France de toutes nos forces afin de faire avancer avec succès l'agenda franco-européen.

L'immigration et le climat sont des questions importantes qui figurent en bonne place dans l'agenda. J'espère toutefois que les conflits entre les partisans et les opposants à une plus grande intégration européenne ne seront pas mélangés à la campagne électorale du président Macron. Je regrette également l'absence de détails sur le Green Deal européen ou le paquet Fit for 55, étant donné que Macron ne veut "pas perdre une minute" sur les objectifs climatiques européens. Nous avons besoin de propositions concrètes sur lesquelles les Etats membres pourront débattre dans les mois à venir.

En tant que présidente de la délégation pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande (DANZ), la politique de partenariat de l'UE et le multilatéralisme sont d'autres domaines essentiels pour moi. La coopération entre l'UE et l'OTAN ainsi que les relations de l'Union avec les États-Unis sont d'une importance capitale. La démocratie, la sécurité, la politique africaine, la promotion de l'Europe dans l'espace numérique - nous devons y travailler.

Personnellement, je regrette l'absence de déclarations sur les relations entre l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Nous négocions actuellement un accord de libre-échange entre ces trois partenaires. Ces relations sont importantes, sinon nous n'aurions même pas entamé les négociations ! L'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Australie montre ce qu'il est possible de faire lorsque les deux parties s'engagent dans des échanges constructifs. Pour Boris Johnson, il s'agit de l'un des accords post-Brexit les plus importants, et nous pouvons ainsi voir que les relations peuvent être portées à un autre niveau de coopération intensive et d'échanges fructueux, et comment. Nous devons réussir à conclure un accord de libre-échange vraiment complet et ambitieux, qui pourrait servir de modèle pour d'autres accords à venir.

La science et la technologie sont des priorités françaises. La coopération scientifique et technologique entre l'Europe et l'Australie/Nouvelle-Zélande existe depuis un certain temps déjà, et la science ne connaît pas de frontières. J'ai constaté avec plaisir qu'en Nouvelle-Zélande, le programme de recherche et d'innovation "Horizon Europe" suscite un grand intérêt. Il est donc très important que nous continuions à coopérer dans ce domaine, que ce soit en matière d'agriculture durable, de changement climatique, d'énergie ou de sécurité et de connectivité. La coopération liée à la recherche et à l'innovation est importante, car elle implique non seulement les établissements d'enseignement et les jeunes, mais aussi les petites et moyennes entreprises et l'industrie en général ! Cela ouvre de nouvelles possibilités en matière de commerce, ce qui nous ramène à ma préoccupation urgente : l'accord de libre-échange !

J'espère donc que nous pourrons continuer à travailler ensemble dans l'intérêt de l'Europe. Et, si je peux ajouter une note personnelle : Bonne chance, Monsieur le Président ! Vous pouvez compter sur le PDE - pour l'Europe, mais aussi pour les élections présidentielles d'avril. L'Europe en marche !

Ulrike Müller
Vice-présidente exécutive et députée européenne du PDE