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Les députés européens du PDE nous disent pourquoi ils ont choisi de se battre pour l'Europe

Les langues, les cultures, les différences régionales et les initiatives locales doivent être chéries car elles constituent le principal atout de l'Europe.

La création d'un salaire minimum européen

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European Parliament

La députée européenne française Sylvie Brunet (MoDem), membre de la commission de l'emploi et des affaires sociales, présente les grands enjeux liés à la création d'un salaire minimum européen. 

Le sujet très important du moment, au niveau social, c’est un cadre européen pour le salaire minimum. L’idée c’est de dire que dans tous les États membres, il doit y avoir une référence de type salaire minimum qui peut être soit conventionnelle par voie d’accords collectifs, c’est le cas dans certains pays du nord notamment, soit par la loi.

L’idée c’est de dire qu’aucun pays ne doit être dispensé d’une notion de salaire minimum. Il y a encore un certain nombre d’États membres en Europe qui n’ont pas de référentiel du tout. Et le deuxième problème c’est que certains sont à des niveaux tellement bas que ça en est ridicule. Et en fait, l’idée générale de tout ça, c’est de lutter contre le dumping social et de ne pas se retrouver avec des États complètement à la traîne, ce qui fait que l'on n’a pas une mobilité équitable. Donc certains vont venir dans des États où ils sont beaucoup mieux payés pour les mêmes jobs et à l’inverse, ils perdent leurs compétences.

L’idée, c’est vraiment d’aller vers une convergence vers le haut, comme on dit, en termes de normes sociales. On ne va pas forcer tous les pays à avoir 60% du salaire médian en terme de salaires minimums mais on va quand même donner des valeurs indicatives qui nous semblaient bonnes. Et surtout, deuxième point majeur, inciter à négocier collectivement avec un bon taux de couverture sur les salaires. Il faut quand même savoir qu’il y a des États membres où ce niveau-là est très faible. Je prends pour exemple la Roumanie où il n’y a que 20% d’accords collectifs. Donc les États membres à l’issue de ces textes devront fournir des éléments de transparence sur le nombre d’accords progressés, des indicateurs de progrès sur ce nombre d’accords et aussi sur la fixation de ce cadre pour un salaire minimum. L’idée, c’est vraiment d’augmenter les référentiels en Europe pour qu’il y ait un salaire décent partout.